Projets

Projets portés par la Chaire

Les projets portés par la Chaire sont financés par la Chaire et alignés sur les objectifs fixés par la note de cadrage du projet. Un premier objectif est de participer à la transformation des systèmes de comptabilité, dans leurs finalités et dans leur structure, afin qu’ils deviennent des outils d’aide à la décision au bénéfice du vivant (humain et non humain), dans une logique exigeante et fondamentale de durabilité forte. Un deuxième objectif, indissociable et complémentaire, est d’assurer l’articulation de ces comptes de l’échelle organisationnelle jusqu’à l’échelle nationale. Les comptes écosystémiques ou "écosystèmes centrés", permettront d’assurer cette connexion, en organisant les responsabilités individuelles et collectives d’acteurs d’un même territoire, à des fins de gestions collectives d’un écosystème.

Thèse 1 : Étude et articulation des dettes et créances écologiques de l’échelle de l’organisation à l’échelle nationale

Doctorant : Clément Surun
École doctorale : ABIES-AgroParisTech
Direction : Harold Levrel, directeur de thèse, Clément Feger, co-directeur

Problématique

Recherche et développement d’une articulation cohérente entre le niveau micro (organisations) et macro (échelle nationale) de la comptabilité écologique sous le prisme des dettes et créances écologiques.

Résumé du projet de thèse

L’objet de cette thèse est de travailler sur l’articulation entre la grande diversité des formes prises par le reporting externe des entreprises et la définition des conventions et des nomenclatures structurant les comptes centraux et satellites de la comptabilité nationale, mais aussi de tester le renseignement des comptes écologiques à ces deux échelles. Comment en effet les impacts mesurés et rapportés par chaque organisation ou secteur d’activité à un niveau individuel peut-il être évalué à un niveau agrégé ? Par rapport à quelles limites et standards fixés ou négociés au niveau national ? Pour mener à bien ce travail un ou plusieurs cas d’études seront mobilisés, dont l’objectif sera de tester la faisabilité de cette articulation et les adaptations nécessaires.

Thèse 2 : Étude et application du modèle CARE à un cas d’exploitations viticoles

Doctorante : Valentine Prévot
Ecole doctorale : SHS-Université de Reims Champagne-Ardenne
Direction : Franck-Dominique Vivien, Directeur de thèse, Alexandre Rambaud, co-directeur

Problématique
Etudier la mise en application du modèle comptable CARE (Comprehensive Accounting in Respect of Ecology) (Rambaud & Richard, 2015 ; Richard, 2012 ; Richard, Bensadon, & Rambaud, 2018) dans le cas d’exploitations viticoles rémoises. Le terrain est fourni LVMH, partenaire de la chaire « Comptabilité écologique ».

Résumé du projet de thèse
La thèse étudie la mise en place du modèle comptable CARE dans le cadre d’exploitations viticoles rémoises. Pour cela, elle vise à :
-Fournir une étude du capital-sol et des coûts de maintien rattachés ;
-Mener une analyse économique, comptable et écologique de l’articulation entre le maintien du sol et son usage dans le cadre des exploitations viticoles, à partir du cadre conceptuel de CARE ;
-Croiser données financières et extra-financières (dans le cadre conceptuel de CARE) ;
-Approfondir théoriquement et méthodologiquement le modèle CARE.

Références
Rambaud, A., & Richard, J. (2015). The “Triple Depreciation Line” instead of the “Triple Bottom Line” : Towards a genuine integrated reporting. Critical Perspectives on Accounting, 33, 92–116.
Richard, J. (2012). Comptabilité et Développement Durable. Paris : Economica.
Richard, J., Bensadon, D., & Rambaud, A. (2018). Comptabilité financière (11e ed.). Dunod.

Projets associés à la Chaire

Les projets associés à la Chaire représentent l’ensemble des projets impliquant un ou plusieurs membres de la Chaire, en collaboration avec une ou plusieurs structures partenaires ou non de la Chaire. Ces projets sont financés partiellement ou intégralement par le biais de financements externes, et portent sur des thématiques intéressant la Chaire, selon un principe de durabilité forte. Ces projets peuvent prendre la forme de groupes de travail, de projets de recherche (par le biais de thèses, de post-doctorats) ou d’organisation et d’animation de séminaires et colloques scientifiques.

Groupe de travail : Économie et biodiversité

Pilotage du groupe de travail (GT) « Économie et Biodiversité » en association avec l’Observatoire National de la Biodiversité (ONB)

Chaire Comptabilité écologique :
Harold Levrel > Co-animateur du GT, expert en économie de la biodiversité
Aurélien Oosterlinck > Co-animateur et coordinateur du GT, membre du comité éditorial de l’ONB

ONB :
Julien Massetti > Chef de projet stratégie des ONB
Stanislas Wroza > Chef de projet coordination opérationnelle de l’ONB

Résumé du projet

Le groupe de travail « Économie et Biodiversité », initié en octobre 2019 pour une durée initiale de 3 ans, se donne pour objectif de développer et de diffuser des indicateurs opérationnels de liens multiples entre économie et biodiversité, à destination des décideurs et du grand public. Le choix de sélection et de développement se fait selon plusieurs critères, notamment la clarté du message véhiculé, l’accès aux données, et l’alignement selon des objectifs de politiques publiques. Ces indicateurs doivent servir d’outils d’aide à la décision pour les politiques, sur des sujets traitant de biodiversité et société.

Le groupe rassemble une large diversité d’acteurs, parmi lesquels : économistes, écologues, chercheurs en sciences de l’environnement ou en économie, membres du CGDD, de l’Agence Française pour la Biodiversité (AFB), de bureaux d’étude en RSE ou en restauration et compensation écologique.

Il se réunit 3 fois par an. Les indicateurs sont produits ou actualisés dans le cadre des réunions du GT puis soumis à évaluation et validation au comité éditorial de l’ONB avant d’être publié. L’ensemble des indicateurs est enfin passé au crible puis hiérarchisé, selon différents critères (pertinence, robustesse, clarté), par la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB) dans le cadre du Conseil Technique et Scientifique (CRT). Les fiches indicateurs et les publications produites dans le cadre de ces travaux sont publiées sur le site internet de l’ONB. > Indicateurs de l’ONB

Projet MAIA (Mapping and Assessment for Integrated ecosystem Accounting)

Chercheur associé : Adrien Comte, post-doctorant (CIRED)

Résumé du projet

Le projet MAIA est un projet de recherche européen qui a pour but d’expérimenter des comptes d’écosystèmes et de capital naturel et de les pérenniser dans les systèmes de comptabilité nationaux des pays membres de l’Union Européenne.

MAIA est un projet de recherche européen H2020, qui démarre en 2019 pour une durée de 4 ans. Coordonné par l’université Wageningen aux Pays-Bas, il regroupe des partenaires de 10 pays d’Europe, dont des organismes de recherche, mais également des instituts de statistiques et des organisations européennes (Eurostat par exemple). Le but du projet est de mener à bien des expérimentations de la méthodologie développée par les Nations Unis, le SEEA- EEA (System for Environment-Economic Accounting – Experimental Ecosystem Accounts) afin de raffiner cette méthodologie pour mieux connecter les évaluations des écosystèmes à la comptabilité économique classique. Ce but se décline en quatre objectifs :

1) Établir des réseaux nationaux et internationaux entre les instituts statistiques, les autres branches des gouvernements, et les experts travaillant sur l’économie écologique et les écosystèmes.
2) Tester et évaluer les approches en cours de développement pour compiler des comptes dans le cadre du SEEA-EEA des Nations Unis.
3) Produire des documents techniques et partager les expériences pour améliorer le développement de comptes d’écosystèmes.
4) Améliorer l’accès aux bases de données nécessaire au développement de la comptabilité des écosystèmes.

Des études de cas dans les pays partenaires seront conduites pour mener à bien ces quatre objectifs. En France, AgroParisTech, dans le cadre d’une collaboration entre le laboratoire CIRED, le Ministère pour la Transition Ecologique et Solidaire, ainsi que d’autres partenaires académiques et publiques, va réaliser une étude sur la comptabilité des écosystèmes marins. Il s’agira de développer des comptes d’étendue des écosystèmes marins, de leur condition, et du coût économique de la dégradation de ces écosystèmes.

La réunion de lancement du projet a eu lieu à l’Université Wageningen, aux Pays-Bas, du 30 au 31 janvier 2019. Cette réunion a permis à tous les partenaires Européens de se rencontrer, de programmer les activités du projet, de coordonner entre les équipes pour collaborer efficacement, et d’échanger sur les expérimentations en cours dans les différents pays membres de l’Union Européenne.